Henrietta Lacks, l’immortelle afro-américaine !

Henrietta Lacks est une femme afro-américaine que très peu de gens connaissent.

Pourtant quoique décédée à l’âge de 31 ans en 1951, ses cellules vivent encore jusqu’à aujourd’hui.

Non ce n’est pas un roman de science-fiction, c’est une réalité que beaucoup de gens ignorent.

Henrietta Lacks parfois appelée à tort Henrietta Lakes, Helen Lane ou Helen Larson, est une femme afro-américaine.

Malheureusement elle est morte d’une tumeur cancéreuse à développement très rapide.

Pour la première fois des cellules se cultivent in vitro avec succès.

Ce précieux matériau se retrouve donc dans le monde entier sous le nom de « HeLa ».

Indéniablement il est à la base de nombreuses avancées médicales.

Les chercheurs ont pu ainsi grâce à ces cellules mettre au point entre autres, le vaccin contre la poliomyélite.

Ils eurent une meilleure connaissance des tumeurs et des virus.

Cela permit aussi des avancées scientifiques comme dans le clonage ou dans la thérapie génique.

Elle s’appelait Henrietta Lacks, mais les savants n’ont retenu de son nom que deux syllabes : HeLa.

Mais le comble dans l’histoire c’est que ce prélèvement de cellules était du vol pur et simple.

La jeune femme n’avait jamais donné son accord, ni elle ni sa famille.

Ce n’est que récemment que ses enfants ont découvert, le trafic des multinationales.

Ces sociétés ont amassées des fortunes colossales avec les cellules de Henrietta Lacks.

Alors que ses propres enfants sont dans le dénuement le plus total.

Ils n’ont même pas de couverture sociale.

Revenons à Henrietta, elle est née le 1er août 1920 et elle décède brutalement le 4 octobre 1951.

A l’époque comme la plupart des Afro-américains, elle travaille dans les champs de tabac du Sud des États-Unis.

Là où ses ancêtres esclaves, survivaient.

Elle se marie le 10 avril 1941 avec son cousin David « Day » Lacks (1915–2002).

Henrietta a eu cinq enfants: Lawrence Lacks, Elsie Lacks, David « Sonny » Lacks Jr., Deborah Lacks Pullum et Zakariyya Bari Abdul Rahman (né Joseph Lacks).

Le 29 janvier 1951, suite à des saignements et une grosseur an ventre, elle se rend à l’hôpital Johns-Hopkins pour se faire examiner.

C’est le seul grand hôpital de la région qui accueille les patients noirs.

Pourtant Henrietta venait juste d’avoir un contrôle après son accouchement.

Aucune anomalie sur son utérus.

Ce qui indique un développement très rapide de la tumeur.

Après  la naissance de son cinquième enfant, Joseph, elle a beaucoup saigné.

Après les analyses de la tumeur, il s’avéra que c’était une tumeur maligne très invasive.

C’est au moment de son traitement au radium qu’à lieu le forfait.

Ainsi deux échantillons sont prélevés, et sans sa permission.

Malheureusement quand elle retourne le 8 août à l’hôpital pour un nouveau traitement, son cas a empiré.

Henrietta Lacks meurt le 4 octobre 1951 à l’âge de 31 ans.

L’autopsie démontre qu’elle avait des métastases dans tout le corps.

Son mari refuse que des prélèvements soient faits sur le corps de sa femme.

Des années plus tard, les cellules HeLa, puisque il faut bien les appeller comme cela se retrouvent dans différents laboratoires du monde.

Ainsi grâce à ce précieux matériau, ils arrivent à établi un vitro des lignées de cellules d’autres cancers.

Comme le cancer du poumon, de la gorge du foie, alors qu’auparavant ils n’y arrivaient pas.

Sa famille n’a prit connaissance de cet état de fait que récemment.

Ses enfants ont vivement désapprouvé.

En plus ils déplorent qu’aucune reconnaissance post-mortem ne soit rendue à leur mère.

C’est la journaliste américaine Rebecca Skloot, qui a écrit un livre racontant la vie d’Henrietta Lacks.

De même qu’elle a créé la fondation Henrietta Lacks.

Cette fondation a pour objet d’aider financièrement ses descendants.

Récemment un film sur Henrietta Lacks est sorti avec Oprah Winfrey dans le rôle principal.