Les abeilles de Cuba se portent à merveille, contrairement aux abeilles du reste du monde.
Malheureusement c’est une vérité, les abeilles de par le monde sont en voie de disparition.
Mais voilà à Cuba, les abeilles sont en très bonne santé.
Et pour une fois un embargo en est la raison.
En effet l’île de Cuba subit depuis des décennies un embargo de la part des États-Unis.
L’importation des pesticides est l’une des interdictions.
Il est de notoriété publique que les néonicotinoïdes ont des effets néfastes sur les abeilles.
Les populations d’abeilles en Europe sont en déclin, menaçant par la même occasion la biodiversité.
Ces insecticides surnommés à juste titre » tueurs d’abeilles » sont la cause première de la disparition des abeilles.
Plusieurs études ont prouvé cette hécatombe.
Heureusement que ces magnifiques créatures ont trouvé leur paradis à Cuba.
C’est ainsi que l’île, renonce en raison de l’embargo américain, aux pesticides.
De plus l’abolition du bloc soviétique, son principal allié laisse Cuba sans aide extérieure.
Pourtant, l’île est devenue le paradis de l’apiculture et compte aujourd’hui près de 200’000 ruches.
La production de miel en 2018 a atteint les 10 000 tonnes
Par ailleurs, ce miel est totalement écologique.
Un apiculteur cubain explique, « Nous faisons de l’apiculture au sein du concept d’agroécologie ».
Et de continuer « Les néonicotinoïdes, les antibiotiques transgéniques, génèrent toute une atmosphère qui s’avère agressive pour l’abeille.
Elle requiert et souhaite vivre dans une atmosphère propice, plus naturelle.
Là bas, elle est exposée à davantage de menaces écologiques, à plus de pollution. »
Néanmoins il n’y a pas que le renoncement aux pesticides qui est le seul facteur de bien-être des abeilles cubaines.
Un autre apiculteur souligne, « Il y a un facteur environnemental, et un facteur de gestion. L’organisation est très importante dans l’apiculture et Cuba a su mettre l’accent sur l’organisation dans le système apicole »
Contrairement à d’autres produits agricoles du pays, le miel peut être exporté.
Une bonne entrée de devises dans un pays sous embargo.
De plus afin de protéger vraiment les abeilles, Cuba a émis le décret 176, qui a pour objectif la protection de l’apiculture et de la fleur amaryllis.
Il faut préciser que cette fleur attire les abeilles.
Le directeur scientifique d’ApiCuba explique, » C’est notre stratégie de production ».
Il rajoute « Augmenter le nombre de ruches, pour augmenter la production, en s’appuyant sur la reforestation. »
Les apiculteurs cubains font des croisements entre des abeilles domestiques et des abeilles africanisées résistantes au parasite Varroa.
Parasite qui fait des ravages en Europe.
Ainsi leurs colonies sont immunisées contre les menaces naturelles.
Toutefois le miel cubain n’est pas tout à fait à l’abri des catastrophes naturelles.
Les ouragans sont fréquents sur l’île et le réchauffement de la planète commence à affecter les ruches.
Enfin une bonne nouvelle!